Non à l’agression impérialiste des États-Unis contre le Venezuela ! Appel à la mobilisation 

mobilisation contre l'impérialisme états unien au Venezuela

Le 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé une agression de grande ampleur contre le Venezuela. Des bombardements massifs ont frappé plusieurs villes, dont la capitale Caracas, visant des bases militaires, des installations pétrolières, des ports et aéroports. Le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa compagne Cilia Flores ont été kidnappés, emmenés de force à New York et présentés devant la cour fédérale de Manhattan afin d’être jugés. L’opération aurait fait au moins 100 mort·es selon les autorités vénézuéliennes, qui s’ajoutent aux 107 personnes tuées lors des frappes maritimes menées par les États-Unis dans les Caraïbes dénombrées depuis le mois de septembre.

Derrière la rhétorique sur le « narcoterrorisme », l’objectif de l’opération est clair : prendre le contrôle des vastes ressources naturelles du pays, au premier rang desquelles le pétrole, et avancer dans une offensive généralisée sur l’ensemble de l’Amérique Latine et des Caraïbes. En ce sens, les menaces de Trump contre Cuba, la Colombie ou le Mexique sont sérieuses, et elles renforcent l’importance de construire une large mobilisation anti-impérialiste en solidarité avec le Venezuela et contre l’offensive en cours.

En Europe, cette mobilisation doit aller de pair avec une critique des puissances européennes, qui ont validé l’agression étatsunienne. Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron, la libération du peuple vénézuélien ni d’aucun autre peuple n’est jamais advenue et n’adviendra jamais par le biais d’une opération militaire impérialiste. Ces dernières années, les dirigeants européens ont participé activement à la politique de sanctions qui a étouffé le peuple vénézuélien, soutenu la tentative de coup d’Etat de Juan Guaido en 2019 et fait l’éloge de l’opposante d’extrême-droite à Maduro, Maria Corina Machado. De son côté, la France a déployé depuis cet été plusieurs navires militaires au large de la Guadeloupe pour appuyer l’escalade militaire dans les Caraïbes. 

Le rejet de l’impérialisme américain ne doit pas nous amener à nous rallier à nos propres dirigeant·es impérialistes, qui cherchent à instrumentaliser l’effroi suscité par l’offensive de Trump. De Gabriel Attal au général de Villiers, les plaidoyers pour un « renforcement des capacités militaires de la France » pour garder un rôle de premier plan dans un « monde régi par la force » ne se sont pas fait attendre. À l’heure où les menaces de Trump sur le Groenland servent d’alibi pour intensifier la propagande en faveur de la course à la militarisation sur le continent européen, la lutte contre l’agression du Venezuela doit au contraire aller de pair avec le refus des politiques de réarmement et d’austerité.

Nous appelons à construire une mobilisation anti-impérialiste et antimilitariste la plus large possible, en exigeant l’arrêt immédiat et total de l’intervention militaire américaine, le retrait de toutes les forces étasuniennes mais aussi françaises de la région, et la levée du blocus et des sanctions qui frappent les travailleur·ses et les classes populaires vénézuéliennes. Nous affirmons notre solidarité inconditionnelle avec le peuple vénézuélien, contre toute agression impérialiste. États-Unis et puissances impérialistes hors des Caraïbes et d’Amérique latine !

Nous appelons à rejoindre les manifestations en soutien au peuple vénézuélien qui auront lieu dans toute la France dans les prochains jours, et à faire converger partout où cela est possible les manifestations en solidarité avec la Palestine et le Venezuela : de Gaza à Caracas, à bas l’impérialisme !

À Paris, rendez-vous samedi à 15h place de la Bastille pour un rassemblement en solidarité avec le peuple vénézuélien, et dimanche à 14h place de la République pour une manifestation unitaire contre l’impérialisme, en solidarité avec la Palestine et le Venezuela.

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