
Campagne d’action continue contre l’entreprise Thales
« À l’heure où les génocides se déroulent sous nos yeux, où les agressions impérialistes se font de plus en plus décomplexées, et où nos dirigeants multiplient les annonces et les mesures bellicistes, il est temps de se donner une prise contre les machines de guerre et de contrôle qui rendent possibles les pires atrocités à travers le monde. »
En janvier 2026, la coalition Guerre à la guerre lance une campagne d’action au long court contre le fabricant d’armes français Thales.

Appel à actions coordonnées avec les flottilles pour Gaza
à partir du 29 mars 2026
Malgré le prétendu cessez-le-feu, le génocide en Palestine n’est pas terminé. Les bombardements continuent, et avec eux la famine, le froid, les déplacements forcés de population et la réduction drastique du territoire Gazaoui imposée par la ligne jaune : tout est fait pour rendre la vie impossible aux Palestinien·nes sur leur terre.
Alors que Trump annonce le lancement d’un « conseil de paix » où ne siègent que des génocidaires et leurs complices, que les bâtiments des agences de l’ONU sont rasés par les bulldozers israéliens, nous avons trop peu à attendre des institutions internationales : c’est par la résistance et la solidarité active des peuples que nous appelons à lutter contre un ordre mondial fasciste, colonial et génocidaire.
Partout dans le monde, ce sont les peuples qui s’organisent pour lancer une nouvelle vague de flottilles et briser le blocus maritime de la bande de Gaza . À terre, au cœur de la machine de guerre impérialiste, nous pouvons contribuer au renversement du rapport de force. La coalition Guerre à la guerre a d’ores et déjà identifié Thales en tant que cible incarnant le système contre lequel nous avons choisi de lutter. Thales est également l’un des rouages les plus importants de la complicité active de la France dans le génocide du peuple palestinien.
Thales fournit des composants indispensables aux vendeurs d’armes israéliens Elbit Systems et Israel Aerospace Industries (IAI) pour leurs drones Hermes 900 et Heron TP : radars anticollision, transpondeurs ou encore radioaltimètres… Produits notamment à l’usine de Laval et commercialisés depuis le siège de la branche Thales SIX GTS à Gennevilliers, ces différents équipements permettent aux drones de se repérer : sans eux, ils ne pourraient ni voler, ni surveiller, ni bombarder. Mais la complicité de Thales avec Israël ne s’arrête pas aux ventes directes :
Au Royaume-uni, grâce à sa joint venture avec Elbit Systems, Thales participe au blanchiment de technologies israéliennes testées et développées sur le peuple palestinien, en commercialisant le drone Watchkeeper WK450, basé sur le modèle du Hermes 450 d’Elbit. D’autres liens avec le complexe militaro-industriel et sécuritaire israélien pourraient encore être énumérés : partenariat avec le développeur de logiciels-espions Cognyte, rachat de la société de cybersécurité Imperva, et de la startup de satellites GetSat… Tous ces échanges commerciaux renforcent la machine de guerre israélienne et se font avec l’aval de l’État français, actionnaire majoritaire de Thales.
Nous exigeons leur arrêt immédiat et définitif.
À l’instant où les flottilles prendront la mer, nous agirons avec elles, pour rompre l’impunité de ceux qui profitent des guerres impérialistes et de l’oppression du peuple palestinien. En ciblant Thales, nous appelons à diriger nos efforts, ici même, contre le soutien matériel que la France apporte à la colonisation, à l’apartheid et au génocide en Palestine. Soyons les grains de sable qui feront s’enrayer la machine impériale !
Guerre au génocide, guerre à Thales !

Nous, Guerre à la guerre, sommes une coalition d’organisations qui s’est formée autour de la nécessité de construire un antimilitarisme populaire capable à la fois de lutter pour faire cesser les massacres impérialistes partout dans le monde, et de résister à la militarisation de nos existences ici en France.
Après une première date importante de mobilisation en juin 2025 contre le salon du Bourget, nous lançons aujourd’hui une campagne d’action continue contre le fabricant d’armes français Thales.
À l’heure où les génocides se déroulent sous nos yeux, où les agressions impérialistes se font de plus en plus décomplexées, et où nos dirigeants multiplient les annonces et les mesures bellicistes, il est temps de se donner une prise contre les machines de guerre et de contrôle qui rendent possibles les pires atrocités à travers le monde.
Le système impérialiste occidental a beau être vaste et diffus, il n’en reste pas moins atteignable. Il s’incarne ici en France dans des entreprises d’armement qui sont autant de rouages primordiaux pour son fonctionnement. Ce secteur industriel est largement dominé par des géants multinationaux qui réalisent des milliards de bénéfices mais ne sont pas pour autant connus du grand public.
Parmi ces entreprises, nous avons choisi d’en faire connaître une, et pas des moindres : Thales.
Prétendant vouloir « construire un avenir de confiance », Thales n’est en réalité rien d’autre qu’un vendeur de mort et un profiteur de guerres. Missiles, drones, blindés, guerre électronique… Les armées des pires régimes sont équipées par Thales, à commencer par celle de la France. Thales est une incarnation de ses politiques guerrières à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières : l’État français est à la fois son principal actionnaire aux côtés de Dassault Aviation, l’autorité de contrôle de ses exportations et son principal client.
C’est entre autres avec des équipements Thales que la France envoie ses soldats partout où elle veut défendre ses intérêts impérialistes et colonialistes, sous couvert de lutte « contre le terrorisme » ou de « maintien de l’ordre ». Au garde-à-vous pour répondre aux discours va-t-en-guerre de Macron, Thales est l’un des principaux profiteurs des politiques d’austérité au profit de la course à l’armement qui se met actuellement en place.
Mais le groupe n’a pas attendu l’accélération de la militarisation en Europe pour faire de la guerre un business rentable partout dans le monde.
Lorsque la France vend un avion de combat Rafale, Thales se frotte les mains : c’est lui qui produit l’essentiel des équipements électroniques de l’avion, représentant un quart de sa valeur.
Après avoir modernisé les chars et les avions de combat russes pendant des années, l’invasion de l’Ukraine et ses conséquences mondiales ne représentent pour Thales rien d’autre qu’une nouvelle opportunité commerciale.
En Palestine, les drones Hermes 900 et Heron TP de l’armée d’occupation ne pourraient ni voler, ni surveiller, ni bombarder sans les équipements vendus par Thales. Ses nombreuses collaborations avec les marchands d’armes Elbit Systems et Israel Aerospace Industries, piliers de la machine de guerre israélienne, en font un complice actif du génocide et de la colonisation.
Parmi ses clients et partenaires, on retrouve également les entreprises émiraties International Golden Group et Edge Group, connues pour fournir des armes aux Forces de Soutien Rapides (FSR) qui commettent des atrocités au Soudan.
Faire commerce avec des dictatures, des régimes suprémacistes et autoritaires qui commettent ou facilitent des génocides n’est pas un problème pour Thales. En armant à la fois les armées impérialistes occidentales, le colonialisme génocidaire israélien, les complices des massacres au Soudan, la dictature d’Al-Sissi en Égypte, le néo-colonialisme marocain au Sahara Occidental et indonésien en Papouasie Occidentale, Thales est bien un acteur majeur de la domination coloniale du Nord sur le Sud et des massacres armés commis dans le monde entier.
Quant à ses activités prétendument « civiles », elles concernent essentiellement l’arsenal techno-répressif servant aux guerres intérieures menées par les États contre les peuples. Fournisseur de Frontex, la police européenne aux frontières, Thales arme directement les politiques racistes et sécuritaires de l’Union Européenne, qui provoquent des milliers de mort·es chaque année par l’externalisation et la militarisation des frontières. La surveillance et le fichage généralisés, la criminalisation de tous ceux qui contreviennent à l’ordre, la traque des exilé·es sont rendues possibles par des technologies Thales.
Si la destination finale des équipements vendus par Thales n’était pas suffisamment meurtrière, l’impact de leur production est tout aussi destructeur : géant industriel, là où il s’implante, Thales accélère l’artificialisation et la pollution des terres, et n’a de cesse d’agrandir ses installations. Spécialiste des hautes technologies, Thales est structurellement dépendant de ressources telles que le coltan, le tungstène ou l’étain pour fabriquer ses missiles et autres équipements militaires. Il est à ce titre bénéficiaire de l’extractivisme ultra-violent et meurtrier qui motive entre autres les terribles affrontements qui ensanglantent le Congo.
Thales c’est tout cela, mais pour nous c’est avant tout une cible. Une cible au sens où elle existe matériellement et n’est donc pas intouchable. Thales a un nom, un agenda commercial et politique, un siège social, des sous-traitants, des bureaux, des centres de recherche et des usines partout en France. Autant d’opportunités pour celleux qui refusent la guerre qu’il mène contre tous les peuples, d’exprimer ce refus et de le manifester concrètement en perturbant le cours normal de ses activités mortifères.
Depuis le début du génocide à Gaza, des mouvements de contestation de tous horizons se sont formés et ont pris de l’ampleur, révélant qu’une bonne partie de la population ne pouvait plus accepter la complicité active de la France dans les atrocités qui se déroulent en Palestine et partout dans le monde. Nous appelons toutes ces personnes, ainsi que toutes celles qui refusent la marche vers la guerre dans laquelle on nous entraîne, à concentrer leurs attaques sur ce maillon si représentatif de l’ennemi qu’est l’entreprise Thales.
Partout où Thales ira, nous serons là ! Soyons des milliers à rivaliser d’inventivité pour diffuser la vérité au sujet de leur business morbide, et pour l’empêcher de se poursuivre.
Décorons chaque matin les façades de leurs tristes bâtiments, brandissons les drapeaux de tous les peuples opprimés aux yeux de ceux qui se croient innocents, débranchons leurs caméras à reconnaissance faciale et leurs intelligences artificielles mortifères, bloquons les routes qui mènent à leurs usines et soutenons les luttes des travailleur·ses pour la reconversion vers le domaine médical, transformons leurs open-spaces en habitats collectifs autogérés et occupons leurs chantiers pour y planter des champs d’oliviers, introduisons-nous partout où nous pouvons être le grain de sable qui fera s’enrayer la machine, pour en finir avec l’impunité et le silence dans lesquels se fait le commerce de la mort en France.
Guerre à Thales, guerre à la guerre !
Vous souhaitez participer à la campagne Guerre à Thales ? Voici quelques conseils pour faciliter les échanges entre votre collectif et Guerre à la guerre.
ÉCHANGES AVEC GUERRE A LA GUERRE EN AMONT DES ACTIONS
Dans le cadre de cet appel, tous les collectifs et coalitions préparant des actions contre Thales sont encouragés à contacter Guerre à la guerre. Cette prise de contact permettra l’échange d’informations et de conseils quant à préparation ou la communication des action.
L’espace de coordination de la campagne est disponible :
- par mail : guerreathales@proton.me
- par signal : guerreathales.26
- de visu : Au besoin et après échanges avec l’espace de coordination, des personnes peuvent se déplacer pour venir apporter un regard extérieur dans le cadre d’une coordo d’action.
En fonction de vos besoins et de la confidentialité requise par la nature des actions en préparation nous vous recommandons :
- idéalement, de vous créer un compte Signal anonyme avec un numéro différent de celui de votre ligne téléphonique habituelle ou une adresse mail dédiée.
- de configurer les messages éphémères dans signal pour que vos conversations ne restent pas sur vos outils numériques.
- de créer et d’utiliser une adresse mail sur Proton sous Tor pour que les échanges soient sécurisés.
Un accompagnement pour la construction des actions, la communication, les relations presse, la mise ne place d’une base arrière légale peut être fait. Plus vous nous contacterez en amont, plus nous serons en capacité de vous apporter du soutien dans la préparation de votre action.
PENDANT ET APRÈS LES ACTIONS
Quelle que soit l’action que vous préparez, si vous souhaitez que nous communiquions à son propos, vous pouvez nous transmettre un communiqué ou un texte de revendication ainsi que quelques images et vidéos. Pour cela, on vous propose une méthode simple :
Déposez un descriptif de l’action, vos images, potentiel texte de revendication sur un serveur dédié à l’adresse : https://thales.guerrealaguerre.net
Ce serveur est sécurisé et supprime automatiquement les métadonnées. Nous vous recommandons néanmoins d’utiliser Tor pour vous y connecter. Merci de bien nommer vos fichiers afin de nous faciliter la tâche : date_ville
Pour les textes : Vous pouvez faire un format long si vous sentez que c’est pertinent (pour expliquer les raisons de votre actions, ce que vous revendiquez), et un format court pour aider les personnes qui vont faire des publications pour les réseaux sociaux. A minima, pensez à indiquer la date, potentiellement les organisations et collectifs qui ont organisé ou participé à l’action, la cible visée, les gestes posés.
Prévenez-nous si vous voulez qu’on taggue vos comptes sur les réseaux sociaux (par mail à l’avance ou dans un fichier texte dans votre envoi, avec les comptes à tagguer).
Géant industriel, Thales dispose de nombreuses implantations partout en France : Sièges sociaux, bureaux, usines, centres de recherche et développement… Mais Thales est également présent ailleurs : évènements professionnels, salons, enseignement supérieur… Autant de cibles pour exprimer et manifester concrètement notre refus de ses activités mortifères.
Cartographie
Cette carte interactive recense les principales implantations de Thales en France, mais aussi certains de ses sous-taitants, maillons essentiels de son business morbide.
Thales dans l’enseignement supérieur
Thales est présent dans l’enseignement supérieur et la recherche via des laboratoires partenaires, salons étudiants, conférences, forums d’entreprises…
- Le collectif EIES cartographie les liens d’influence des entreprises privées dans l’enseignement supérieur. Parmi elles, Thales : https://eies.fr/donnees-globales










