Eurosatory : la plus grande fête internationale des vendeurs d’armes gâchée par Guerre à la guerre !

Ce lundi 15 juin, sous un soleil déjà écrasant à 9h du matin, Eurosatory, le plus grand salon mondial de l’armement, ouvrait ses portes au parc des expositions de Villepinte. 

Comme promis, la coalition Guerre à la guerre et ses allié·es étaient au rendez-vous pour gâcher la fête des vendeurs de mort et de leurs clients. 

Alors que des milliers de visiteur·euses en costard affluaient du RER B pour faire la queue à l’entrée des immenses halls d’exposition, un premier groupe s’est faufilé parmi eux pour surgir devant les portes et leur bloquer le passage. Les banderoles déployées et les slogans scandés ont dénoncé tour à tour les marchands d’armes, l’impérialisme, le colonialisme, les génocides, la répression et l’austérité au profit de l’armée. Après avoir bel et bien bloqué l’entrée principale pendant un certain temps, les manifestant·es ont été brutalement repoussé·es par la police, avant d’être nassé·es pendant plusieurs heures, puis verbalisée·es et/ou embarqué·es pour des vérifications d’identité aux commissariats les plus proches. De l’autre côté de la gare RER, un second groupe s’est rassemblé et a à son tour bloqué la route permettant aux visiteur·euses arrivant en voiture ou VTC d’accéder au salon pendant une petite heure avant de se faire repousser sur le parvis. 

Après plusieurs heures d’une mobilisation qui aura bien permis de bordéliser la journée d’ouverture d’Eurosatory, l’ensemble des militant·es interpellé·es sont désormais rentré·es chez elleux, notamment les nombreuses personnes ayant refusé de donner leur identité.

À l’intérieur du salon, il est à noter que 12 stands d’exposants israéliens ont dû être fermés, car il ne respectaient pas la consigne de ne présenter que des « armes défensives », édictée par un gouvernement français sous pression face à la mobilisation populaire contre le commerce d’armement avec l’État génocidaire israélien.

Si les guerres et les génocides peuvent nous paraître lointains, le commerce de la mort se fait bien près de chez nous, comme nous le montrent les vastes supermarchés de la mort que représentent les salons d’armement français.

Il ne tient qu’à nous de perturber ce commerce mortifère : la mobilisation d’aujourd’hui n’était qu’un début. Continuons de construire le rapport de force pour enrayer les machines de guerre !

crédit photo : Anne Paq & Mathieu Rigouste

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