De Villepinte à Genève, récit de 4 jours de lutte contre l’impérialisme et la guerre !

Du 12 au 15 juin, la coalition Guerre à la guerre a organisé et rejoint plusieurs mobilisations pour dénoncer et s’opposer concrètement aux dominations militaro-sécuritaires, à la course à la guerre et à la néofascisation.

Vendredi 12 juin, nous avons rejoint les camarades migrant·es, exilé·es, mineur·es isolé·es et sans-papiers pour manifester contre la radicalisation des politiques européennes en matière d’externalisation de la gestion des frontières et de criminalisation des exilé·es incarnée par l’adoption du Règlement retour et le Pacte Asile migration, pour des régularisations massives et la fin des frontières.

Dans la nuit de vendredi à samedi, en Haute-Savoie, des militant·es se sont introduit·es sur le site de l’entreprise Nicomatic pour une action visant à dénoncer sa collaboration avec Thales et ses ventes de composants d’armes à la Russie. 14 personnes ont été interpellé·es avec violence par le GIGN, et ont été déféré·es après plus de 40 heures de garde à vue. 

Samedi 13 juin, Guerre à la guerre et ses allié·es organisaient un village contre la guerre à Saint-Denis. Toute la journée, débats, stands et cantines ont animé la Place de la Résistance et de la déportation. Une déambulation dans la ville a également permis d’aller à la rencontre des habitant·es, et de marquer l’arrêt devant deux lieux symboliques : Le commissariat municipal, devant lequel ont été dénoncées les violences policières, l’implication de Thales dans la surveillance et l’impunité des policiers ayant causé la mort de Yanis à Saint-Denis en  2021; et le CIRFA, centre de recrutement de l’armée, symbole de l’impérialisme français et de la militarisation forcée de la jeunesse, en particulier celle issue des quartiers populaires et des « outre-mers ». Cette journée aura été l’occasion de partager discussions et réflexions avec des camarades exilé·es, palestinien·es, féministes,  kurdes, soudanais·es, syndicalistes… pour construire et renforcer nos solidarités et nos luttes à venir.

Dimanche 14 juin, plusieurs composantes de la coalition Guerre à la guerre ont manifesté à Genève, dans un contre-G7 qui a réuni plus de 30 000 participant.es malgré la répression (notamment organisée par la préfète française Emmanuelle Dubée, qui a supervisé l’écrasement de la mobilisation contre les méga-bassines à Sainte-Soline) et la fermeture des frontières. Depuis le vendredi déjà, des prises de paroles, des débats, des concerts faisaient déjà résonner des mots d’ordres anti-militaristes et anti-impérialistes dans toute la ville. La mobilisation courageuse et unitaire a réussi à allier mouvement féministe, forces pro-palestiniennes et tradition altermondialiste, pour montrer la vigueur du rejet éprouvé à l’égard de ce rassemblement de puissants. Dans une ville barricadée, la coalition NOG7 a porté cette conflictualité jusqu’au quartier des nations, lieu du siège européen de l’ONU et siège local de nombreuses multinationales. 

En région parisienne, Guerre à la guerre a rejoint la Pride Radicale, placée cette année sous le signe de la dénonciation des guerres et des génocides, pour la dignité de tous·tes les migrant·es et une décolonisation globale. Dans cette marche des fiertés festive et revendicative qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes, des centaines de manifestant·es ont défilé derrière la banderole Guerre à la guerre. Les slogans ont mis l’accent sur l’instrumentalisation des droits LGBT+ et des femmes, régulièrement invoqués pour justifier interventions militaires impérialistes et crimes coloniaux, notamment sionistes.

Enfin, lundi 15 juin, nous nous sommes opposé·es à l’ouverture du salon Eurosatory lors d’une mobilisation qui a permis de bloquer et perturber l’accès des visiteur·ses pendant plusieurs heures. L’occasion de mettre en avant la complicité du salon et de ses participant.es avec différents crimes de génocide, guerre et de répression perpétrés contre les peuples partout dans le monde. Malgré des nasses, des verbalisations et des personnes interpellé·es pour des vérifications d’identité, la répression n’a pas eu raison de la détermination des manifestant·es, et la fête des vendeurs d’armes a bel et bien été gâchée.

Ces journées de mobilisation ne sont qu’un début : à nous de continuer à construire le rapport de force et nos solidarités ! 

Guerre à la guerre, guerre aux frontières, à bas l’impérialisme!  

Faites un don à
Guerre à la Guerre

Pour désarmer la machine de guerre, pensez à soutenir notre coalition.