POURQUOI l’UCL REJOINT GUERRE A LA GUERRE ?

Au début des années 2000, l’antiterrorisme prend, dans les États occidentaux, la place laissée vacante par l’anticommunisme de la guerre froide. Ainsi, il devient le leitmotiv des interventions impérialistes mais aussi l’idéologie dominante des extrêmes droites. La guerre au terrorisme islamiste et les représentations racistes contre les « immigré·es » ou leurs descendant·es sont les produits des décolonisations du siècle précédent et des guerres racistes contre celles-ci.

Ces guerres intérieures et extérieures ont accompagné une montée du fascisme mondial. Russie, Turquie, Inde, Brésil, Italie, Israël, États-Unis, Argentine, Suède, Luxembourg, partout des partis d’extrême droite prennent le pouvoir et nourrissent les guerres.

En France, l’extrême droite s’est aussi considérablement renforcée : Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles en 2002, Marine Le Pen en 2017 puis de nouveau en 2022, entrée massive de députés RN à l’Assemblée en 2024. La fascisation en cours voit l’adhésion d’autres courants politiques aux idées de l’extrême droite, comme l’ont prouvé les ministères de Darmanin ou Retailleau sous la présidence d’Emmanuel Macron. La structure idéologique de l’extrême droite est celle de la guerre identitaire, du choc des civilisations et de la colonisation.

Nous réunissons les différentes guerres impérialistes, racistes et fascisantes contemporaines sous le terme de guerres aux peuples. Elles justifient les processus juridiques, matériels et idéologiques de déploiement sécuritaire, impérialiste et contre-révolutionnaire : policiarisation de l’armée sur les terrains extérieurs, militarisation de la police à l’intérieur, politiques de surveillance et de déploiement carcéral, etc. Ces processus entraînent un recul du droit et des libertés. Lutter contre l’impérialisme, c’est lutter contre les guerres aux peuples, pied à pied, sur tous les terrains économiques et idéologiques.

FACE AU FASCISME, UN ANTI-IMPÉRIALISME DES PEUPLES

La boussole communiste libertaire nous pousse à repousser le campisme et à apporter notre soutien aux peuples en lutte contre tous les impérialismes, en Ukraine, en Palestine, en Kanaky et dans le reste des colonies françaises, etc.

En tant que révolutionnaires d’une puissance impérialiste, nous analysons la responsabilité spécifique de notre État dans le guerres aux peuples. La France constitue, avec les États-Unis, le seul grand pays occidental avec un si fort degré d’interaction entre influence économique et interventionnisme militaire. Depuis 1949, elle est chaque année dans la liste des dix pays qui ont fait le plus de dépenses militaires. Elle est aujourd’hui le second exportateur d’armes dans le monde.

LA NÉCESSITÉ D’UN MOUVEMENT DE MASSE

Face à l’impérialisme et à la militarisation de la société, nous pouvons agir en tant que classe, parce que ce sont bien des travailleurs et travailleuses qui, contraint·es par l’exploitation capitaliste, produisent et livrent les armes de l’impérialisme. Une solution qui émerge de la classe ouvrière est alors nécessaire.

Nous avons la capacité de combattre l’impérialisme si nous nous organisons pour prendre le contrôle de nos lieux de travail. En tant que travailleurs et travailleuses, c’est notre meilleure arme et nous devons en renforcer la puissance. Mais la prise de conscience de l’enjeu des luttes anti-impérialistes, antiracistes et antimilitaristes n’est pas spontanée. Elle peut être d’autant plus difficile que les travailleurs et travailleuses concernées bénéficient, d’une certaine manière (via leur niveau de vie), du butin de l’impérialisme ou du commerce de l’armement.

Des organisations militantes comme des organisations syndicales ont montré la voie vers la solidarité  internationaliste de notre classe face à la barbarie impérialiste. Dans les boîtes, des actions syndicales en faveur de la Palestine ont eu lieu. Ce sont les dockers de Fos-sur-Mer et d’Italie qui ont refusé de charger des composants pour des armes à destination d’Israël. À Firminy, la CGT a organisé le blocage de l’usine Aubert & Duval. C’est la mobilisation de la CGT avec Urgence Palestine devant STMicroelectronic à Grenoble.  Dans l’Éducation nationale, les syndicats se sont mobilisé pour soutenir des lycéen·nes et une collègue sanctionnée.  Dans l’aérien, à Roissy, l’Union départementale CGT 93, l’Union locale Roissy et SUD Aérien appelaient à ne pas charger les cargaisons militaires. Et dans le panel historique des actions du prolétariat, rappelons que celles et ceux qui produisent savent aussi ralentir la production. Voire la saboter.

Ces actions ponctuelles sont à soutenir et à valoriser, mais sans pour autant cacher la faiblesse actuelle du mouvement ouvrier. Renforcer les organisations syndicales de luttes, et en particulier leurs actions internationalistes c’est nous permettre de ne plus dépendre du bon vouloir de nos « décideurs politiques », d’autant plus dans le contexte de la fascisation. Nous devons renforcer l’unité internationaliste des travailleurs et travailleuses du monde entier contre le militarisme et les guerres impérialistes, contre la faim, la misère, la dévastation et la mort qu’ils imposent.

Pour l’UCL, il est important qu’un grand mouvement anti-guerre de masse puisse renaître et porter une voix forte dans le paysage politique français. Aujourd’hui, de nombreuses organisations politiques, syndicales, collectifs, associations, et autres portent déjà un discours contre la militarisation en cours. Mais afin d’être efficace, il faut que ce mouvement renaisse via l’ensemble de notre classe unie. La fondation d’une coalition unitaire comme Guerre à la Guerre nous parait aujourd’hui nécessaire pour combattre l’impérialisme et battre le fascisme partout. C’est pour cela que nous rejoignons Guerre à la Guerre.

MOBILISONS NOUS, ORGANISONS NOUS !

TRANSFORMONS LES GUERRES AUX PEUPLES EN GUERRE DE CLASSE ! 

FAISONS LA GUERRE À LA GUERRE !

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Guerre à la Guerre

Pour désarmer la machine de guerre, pensez à soutenir notre coalition.