
Ce mardi 21 avril, dès 7h du matin, une cinquantaine de militant·es anti-colonialistes, écologistes, antifascistes, et syndicalistes ont débarqué en cortège devant le site de Thales à Mérignac, un complexe stratégique de la région bordelaise.
À la lumière des fumigènes, des banderoles ont été déployées devant le portail principal de l’entreprise, entravant l’entrée des véhicules. Rapidement, un barrage filtrant se met en place, avec une distribution de tract aux salarié·es de Thales, mais aussi des nombreuses entreprises d’armement alentours telles que Safran et Dassault, elleux aussi prises dans l’énorme embouteillage qui s’est rapidement répandu sur cet axe très passant.
Pendant plus de trois heures, c’est l’ensemble de ce pôle industriel dédié à l’armement qui est perturbé, sous les yeux de policiers et d’agents de sécurité masqués qui n’auront pas pu empêcher l’action de se dérouler.
Banderoles « Guerre à notre impérialisme », « sur la chaîne du génocide, pas de petit maillon », pochoirs « pas une vie, pas un euro pour la guerre ! » peints sur la chaussée, stickers et affiches ont redécoré le site pour sensibiliser les spectateur·ices.
Après une prise de parole finale, l’ensemble des manifestant·es ont pu quitter les lieux de nouveau en cortège. Avant de se quitter, iels se sont réuni·es pour discuter des suites à donner à cette action.
Iels ont décidé d’appeler à un rendez-vous dès la semaine prochaine contre le salon de recrutement « Aéronautique, Spatial, Défense » auquel tous les vendeurs de mort de la région, y compris Thales, se retrouveront mardi 28 avril.
RDV donc ce mardi 28 avril à 12h devant le Pin Galant à Mérignac pour perturber le recrutement des jeunes dans l’industrie d’armement !

Voici leur communiqué :
Ce mardi 21 avril au matin une coordination de collectifs ont organisé une action de blocage/sensibilisation devant le site de Thales à Mérignac (33).
Dans le cadre de la coalition Guerre à la guerre et de sa campagne guerre à Thales, une cinquantaine de personnes sont venues tracter devant le site de Thales Mérignac (Gironde), à l’aube ce mardi 21 avril.
La participation matérielle de cette entreprise à de nombreux conflits n’est plus à démontrer.
De l’aide au génocide en Palestine en vendant des composants pour des drones Israéliens, en passant par la vente de matériel à Frontex impliqué dans la mort de nombreuses personnes aux frontières de l’Europe, Thales deal de la mort partout.
L’État, en étant actionnaire et en signant des contrats d’armement partout dans le monde, est tout autant responsable de la mort que produisent ces armes.
Car oui la mort est un produit, ils capitalisent sur le fait que leurs armes sont testées sur le terrain, c’est-à-dire en démontrant qu’elles tuent bien comme ils le veulent.
Notre rage a depuis longtemps explosé, mais le camp politique et industriel pousse vers de nouvelles guerres, de nouvelles techniques de sécurités intérieures et extérieures. Les discours qui consistent à dire que nos sociétés sont en danger et qu’il faut se préparer à d’éventuels conflits est une pirouette politicienne fourbe qui cache l’inverse : la guerre est créée et rendue possible, en grande partie par celles et ceux qui fabriquent les armes.
Et ici en Gironde le business de la guerre est un marché énorme.
Des universités aux labos de recherche publics et privés (UB, Bordeaux INP, LCTS, …), des start-up à l’immense toile de PME (Technowest, Exxelia…), et des grandes entreprises faisant la fierté de la France (Dassault, Safran, Ariane, Thales…), c’est tout un écosystème qui vit et fait vivre plus de 30 000 personnes en Gironde.
Alors face à cette horreur nous affirmons qu’il est possible de ne pas y participer.
Nous demandons aux salariés et aux chercheurs de ne pas fermer les yeux sur le but de leur travail, il est possible de se rapprocher de syndicats ou de collectifs, ou de faire des discussions avec vos collègues.
Que les petites entreprises refusent les contrats avec les entreprises d’armement.
Que les facs ne mettent plus leurs capacités réflexives au service de l’armement en refusant publiquement leur argent et leurs chaires de recherche.
Que les jeunes ingénieurs s’intéressent d’avantage aux enjeux sociaux et écologiques futurs qu’à leur porte-monnaie.
Et surtout nous appelons à rejoindre les mobilisations de Guerre à la guerre, et à organiser des actions pour soutenir les flottilles actuellement en direction de Gaza pour briser le blocus.
Si ce système économique nous pousse à faire de l’argent sur le malheur des autres alors c’est bien une remise en cause générale dont il est question.
La mobilisation continue, on vous donne RDV mardi 28 à midi devant le Pin Galant, à Mérignac, pour s’opposer au salon de l’aéronautique spacial et defence qui va recruter des jeunes dans leurs entreprises morbides.
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