
Dans la nuit du 17 avril, quatre bulldozers Caterpillar ont été désarmés dans un entrepôt de stockage.
Un groupe anonyme a publié un communiqué pour revendiquer ce geste, l’entreprise étant dénconcée pour sa complicité active dans le génocide en Palestine.
Un groupe anonyme a publié une vidéo et un communiqué pour revendiquer cette action. Nous les relayons ici dans leur intégralité.
« Cette nuit, nous avons incendié 4 engins neufs Caterpillar (Chargeuse D930)dans un entrepôt de stockage.
Depuis les années 1980, l’entreprise Caterpillar collabore avec l’État génocidaire d’Israel en lui livrant des bulldozers D9. Ces engins sont ensuite blindés et équipées de mitraillettes par Israel. Ils servent non seulement à raser les maisons et les routes à Gaza et en Cisjordanie, mais aussi à tuer et ensevelir les cadavres des palestinien-nes et de leurs soutiens.
L’entreprise est visée de longue date par la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), et par nombre d’associations qui dénoncent sa complicité active dans la colonisation de la Palestine. Le site de production de Grenoble est l’un des maillon de cette industrie de la mort, car il produit et envoie des pièces essentielles au fonctionnement de ces bulldozers.Une fois de plus, le bassin grenoblois brille par son implication dans l’industrie de l’armement, démontrant que la guerre se fabrique tout près de chez nous.
Face à l’ampleur des massacres en cours à Gaza et en Cisjordanie, il est facile de se sentir impuissant-e. Mais les complices des génocidaires sont nos voisins : nous avons une prise sur la machine de guerre, nous pouvons donc l’enrayer. Nous avons décidé de cibler Cater, mais il serait injuste de ne pas mentionner Lynred, ST Microeletronics, HP, Teledyne, ou encore Thales. Toutes ces entreprises sont présentes dans la région, et profitent au même titre que Caterpillar de la colonisation et de la guerre. Pour ces multinationales, l’argent n’a pas d’odeur : qu’importe que leur production détruise des milliers de vies, tant qu’elle permet aux actionnaires de se remplire les poches.
Chaque action posée sur ces buldozers n’est rien comparé à l’ampleur des massacres auxquels ils participent. Pris individuellement, peut-être auront-ils eu le mérite de ralentir un peu cette industrie du désastre. Mais envisagés collectivement, les destructions de machines révèlent toute leur puissance : nous saluons ainsi nos camarades de Palestine Action (Royaume-Uni), qui sont parvenus à stopper concrètement l’implantation d’usines d’Elbit System, ou encore à empêcher la signature de contrats entre cette entreprise d’armement et l’État britanique.
Leur détermination, comme celle de tous-tes les militant-es de la resistance palestinienne et anti-impérialiste, nous montre que nous pouvons obtenir des victoires. A la fin de l’été 2025, ce sont par exemple le fond souverain de Norvège et ABP, le plus grand fond de pension des Pays-Bas, qui ont annoncé retirer leurs investissements de Caterpillar (près de 2,5 milliards de dolllars d’investissements en moins au total).
La guerre n’est pas une fatalité. L’accélération de la course à l’armement est la volonté d’une minorité au pouvoir, et mène les travailleur-euses au désastre. Refusons leurs ordres, refusons leur monde et opposons leur une résistance populaire antimilitariste. »

